Fondazione Giovanni Paolo II onlus
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Présentation de la Fondation Jean-Paul II onlus

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L’événement fondateur
1997-2007: la maturation
La naissance de la Fondation
Mission
Stratégies

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Brochure
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L’événement fondateur

Le 30 juillet 1997, un double attentat sur le marché de Mahane Yehuda, en plein cœur de Jérusalem ouest, provoque seize morts et plus de cent-cinquante blessés. En représailles, le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu décrète le blocus total des Territoires palestiniens. L’objectif d’une telle mesure est de contraindre Yasser Arafat, Président de l’Autorité Nationale Palestinienne, à trouver les commanditaires de l’attaque terroriste. La Cisjordanie et la Bande de Gaza sont coupées du reste du monde: leurs habitants ne sont plus autorisés à en sortir et personne ne peut y entrer.

C’est dans ce contexte de crise que se déroule, au cours du mois d’août, le premier pèlerinage en Terre Sainte du diocèse de Fiesole (Toscane). Plus de six-cent personnes ont répondu à l’appel de leur évêque Monseigneur Luciano Giovannetti, qui a voulu faire de ce «retour aux sources de la foi» un temps de préparation au Jubilé de l’an 2000. Après avoir parcouru les routes de la Galilée, les pèlerins arrivent aux portes de Bethléem dimanche 24 août en fin d’après-midi. Les cars qui les transportent restent toutefois bloqués au poste de contrôle: les forces de sécurité israéliennes les empêchent d’entrer en territoire palestinien.

Les organisateurs du pèlerinage ne désarment pas et cherchent à négocier avec les officiers israéliens pour tenter d’infléchir leur position. Ceux-ci demeurent néanmoins catégoriques : l’accès à Bethléem est absolument interdit jusqu’à nouvel ordre. Au bout d’une heure de dialogue infructueux, Mgr Giovannetti invite les pèlerins à descendre des autocars: puisqu’il est impossible de se rendre sur les lieux de la Nativité, l’évêque de Fiesole décide en effet de célébrer la liturgie de la Parole de la nuit de Noël devant le check point militaire. A ceux de Fiesole se sont joints d’autres pèlerins venus de Pordenone (Italie) et de France; au total, ils sont près d’un millier. Tous, dans un grand recueillement, regardent en direction de Bethléem et commencent à prier.

Entretemps, la nouvelle s’est répandue; journalistes et équipes de télévision arrivent sur place pour assister à ce spectacle hors du commun. On compte parmi eux quelques chaînes du Moyen-Orient, et même certains correspondants européens et américains. Tous assistent à l’homélie de Mgr Giovannetti, dont les propos sont vifs et sans appel: «Aujourd’hui encore, comme il y a deux mille ans, il n’y a pas de place pour Jésus: on continue à le rejeter». Les images de cette assemblée improvisée commencent à faire le tour du monde, et les autorités israéliennes comprennent qu’elles sont en train de perdre le contrôle de la situation : ce qui ne devait être qu’une simple opération de maintien de l’ordre se transforme en très mauvaise publicité.

A l’issue de son homélie, Mgr Giovannetti invite l’assemblée à prier pour la fin du conflit en Terre Sainte et à échanger un geste de paix. Les pèlerins se dirigent alors vers les soldats israéliens pour leur dire «Shalom !» et ceux-ci, loin de se dérober, accueillent favorablement cette démonstration de fraternité. Puis, quelque peu résignés, les voyageurs montent dans les cars qui s’apprêtent à repartir en direction de Jérusalem. Soudain, le coup de théâtre se produit : les barrières du check point se lèvent et les pèlerins sont autorisés à entrer dans Bethléem. L’impact négatif de la présence journalistique sur les lieux a en effet fortement contrarié le gouvernement israélien; après de longues discussions entre l’Etat-major de l’armée, le ministre du Tourisme, celui des Affaires Religieuses et le cabinet du Premier Ministre, Benjamin Netanyahu – qui se trouve alors en voyage officiel à Tokyo – a donné l’ordre de laisser passer le convoi.

On imagine la joie des participants, joie qui se répand également chez les habitants de Bethléem qui depuis près d’un mois voyaient le tourisme réduit à néant. Les pèlerins fiésolains sont accueillis en libérateurs et une fête est improvisée sur la place principale de la ville, à deux pas de la Basilique de la Nativité. Le lendemain, les autorités de la ville rencontrent l’évêque de Fiesole et une délégation de pèlerins. Le surlendemain, 26 août, le blocus des Territoires occupés est levé. La joie est à son comble.


1997-2007 : la maturation

Le pèlerinage de 1997 fait prendre conscience au diocèse de Fiesole de la situation dramatique dans laquelle vivent les Palestiniens des Territoires occupés, et en particulier la minorité chrétienne. Il permet également de nouer des liens avec la population locale et d’envisager une collaboration à distance. Avant 1997, il y avait bien quelques contacts avec la Terre Sainte, mais il s’agissait surtout d’initiatives isolées – en particulier paroissiales – sans aucune coordination et à l’impact limité. A son retour en Italie, la délégation diocésaine décide développer les actions de sensibilisation et de soutien en faveur des chrétiens de Palestine et d’Israël. Tout cela en vue d’une solidarité «non seulement affective mais aussi effective» (Mgr Luciano Giovannetti).

La dynamique s’enclenche progressivement, aussi bien au niveau ecclésial que civil. En 1998, la Commune de Pratovecchio – qui territorialement fait partie du diocèse de Fiesole et dont le maire est alors Angiolo Rossi, actuel directeur de la Fondation – parvient à se jumeler avec la ville de Bethléem grâce à l’intervention de Mgr Giovannetti et de différents frères franciscains, dont le frère Rodolfo Cetoloni (aujourd’hui évêque de Montepulciano et membre du Conseil d’Administration de la Fondation). Lors de l’officialisation du jumelage entre les deux cités, le maire de Pratovecchio fait la connaissance du frère Ibrahim Faltas o.f.m, alors directeur du Terra Sancta College de Bethléem. Puis les contacts, qui se multiplient, impliquent non seulement le village de Pratovecchio, mais aussi le diocèse de Fiesole, la Custodie de Terre Sainte et quelques entrepreneurs toscans. Les premiers projets voient le jour.

Entre 2000 et 2005, les ressources et les énergies sont consacrées à la réalisation du Saint Francis Millenium Center, à deux pas de la Basilique de la Nativité : il s’agit d’une immense aire polyvalente comprenant notamment des bureaux de la Custodie de Terre Sainte et une école maternelle. Cette dernière est réalisée selon les critères pédagogiques d’excellence aussi bien au niveau de la conception des espaces éducatifs et des aires de jeu que du mobilier. La gestion en est confiée au Terra Sancta College (Custodie de Terre Sainte). Le chantier du Millenium Center est réalisé durant les années de la seconde Intifada : il est alors le seul chantier d’envergure dans les Territoires occupés.

Parallèlement, quelques microprojets et actions d’urgence sont réalisés dans le but de soutenir économiquement la communauté de Bethléem. Ainsi, pour faire face au tarissement des revenus issus du tourisme, est créée la Coopérative Saint François, qui réunit une cinquantaine d’artisans du bois d’olivier et de la nacre. Cette coopérative parvient à commercialiser ses produits en Italie, grâce au travail de l’équipe réunie autour de Mgr Giovannetti et de Mr Rossi.


La naissance de la Fondation

La Conférence Episcopale Italienne (C.E.I), qui pendant de nombreuses années a consacré d’énormes ressources financières à la réalisation de projets en Israël et Palestine sans résultats durables et convaincants, suit avec attention les activités du diocèse de Fiesole en Terre Sainte et commence même à les financer. Et ce d’autant plus que les projets du diocèse ont un impact réel et durable sur le terrain.

Au bout de quelques années, les évêques italiens, qui souhaitent continuer à financer les projets du diocèse de Fiesole, présentent une requête à Mgr Giovannetti et à Mr Rossi : étant donné que les ressources mises à leur disposition proviennent du 8 pour Mille [1], et sont donc soumises à contrôle fiscal, il devient nécessaire – du point de vue de la transparence – que les activités du groupe se structurent pour être mieux encadrées. C’est ainsi que le 16 avril 2007 naît la Fondazione Giovanni Paolo II – dialogo, cooperazione, sviluppo (Fondation Jean-Paul II – dialogue, coopération, développement), dont le siège légal est établi à Fiesole. Le nom de Jean-Paul II s’est imposé du fait de la sympathie pour le Pape défunt et en raison de l’attention qui fut la sienne à l’égard des chrétiens d’Orient.

[1] Lors de la déclaration des revenus, chaque contribuable peut choisir d’attribuer 8‰ de ses revenus à l’Eglise catholique ou à une autre confession religieuse. L’Etat reverse ensuite cette parcelle à la Conférence Episcopale Italienne (ou autre).


Mission

La Fondation Jean-Paul II pour le dialogue, la coopération et le développement se veut au service des communautés chrétiennes de Terre Sainte et du Proche-Orient.

Cette mission s’articule autour de trois axes:
♦ Education et formation professionnelle
♦ Santé
♦ Développement économique et social
♦ Activités pastorales


Stratégies

  • Enracinement local:

Nos projets répondent aux requêtes des communautés locales (paroisses, congrégations religieuses, associations) et sont élaborés avec nos collaborateurs et interlocuteurs présents sur place. Les liens avec le territoire sont assurés grâce à la présence:

  • de deux antennes régionales (à Jérusalem et à Bethléem), gérées par des collaborateurs palestiniens;
  • de notre vice-président, frère Ibrahim Faltas o.f.m;
  • d’un réseau de correspondants locaux.
  • Modalités opérationnelles diversifiées:
  • Réalisation de nos propres projets, de manière autonome;
  • Réalisation de nos projets en collaboration avec d’autres acteurs;
  • Participation aux projets d’autres organisations.
  • Développement global:

A travers nos projets, nous cherchons à développer les infrastructures locales. Notre objectif est de laisser des traces tangibles et durables dans le tissu économique, socio-sanitaire et culturel (éducation et formation professionnelle).

  • Responsabilisation des communautés locales:

Une fois conclues, les œuvres sont confiées à la gestion des communautés locales, après une période de soutien et de monitoring.